http://www.ledernieretage.net/wp-content/uploads/2016/09/nlwt.jpg

Pooya, l’artiste aux monstres majestueux

by Megane Comment 1

 Pooya Abbasian, ce nom colle parfaitement à cet artiste onirique. Ce jeune créateur aux origines iraniennes s’est installé à Paris depuis 2011. Il dévore la scène internationale avec ses multiples talents.

SONY DSC

Toujours dans une perspective au coeur de l’imaginaire, Pooya nous transporte dans un monde sombre et fantasmagorique. Il touche l’adulte par ses thèmes politiques autant que l’enfant par ses compositions qui réveillent notre imaginaire. Il l’a prouvé encore une fois en ouvrant sa palette à l’illustration d’un livre pour enfant : UN ARBRE POUR AMI aux éditions Gallimard Jeunesse Giboulés. Sa sortie est prévue en septembre 2016. C’est l’occasion de revenir sur le parcours brillant de cet artiste rêveur.

Artiste illustrateur et graphiste né en 1983 en Iran, ses premières créations questionnent avec sensibilité l’atmosphère de son pays. Lors de l’exposition Exopalasht, on pouvait y retrouver des monstres à la gueule grande ouverte laissant jaillir un sentiment fort mêlant peur et colère.

pooya exopalasht

   EXOPALASHT, exhibition held in AZAD Art Gallery in Oct 2007

 

A son arrivé à Paris, il fait une exposition à la galerie des petits carreaux. Hamid Severi y décrit les peintures iraniennes comme venant de trois sources s’inspirant du mysticisme, du gouvernement traditionnel et du contexte social. Cette dernière source due à la censure dans le domaine de l’art n’a pas empêché les artistes de s’exprimer quelque soit leur domaine de prédilection ( cf : Jafar Panahi) . Pooya a d’abord choisi la peinture mais tout en gardant son identité, il a élargi sa palette en travaillant sur de nouveaux supports.

Il a notamment donné vie à ses monstres dans plusieurs clips comme celui du groupe ABBY. On peut y retrouver une jeune femme vagabondant dans une version sombre et fantastique d’une ville aux ressemblances parisienne. Il est loin de plonger dans le stéréotype des monstres cruels de nos cauchemars de notre enfance. Ces personnages bien que mélancoliques incarnent une poésie qui s’accorde à merveille avec la musique.

Il réitère l’expérience en ajoutant une touche de couleur dans le clip Nature Régulate de BirdPen. Ce clip a l’allure post- apocalyptique pourrait être une vision de notre société actuelle décadente. Baigné dans une atmosphère mystique, ces citoyens a l’apparence animal paraissent gouvernés par un obscur roi.

Pooya a su préserver son univers fantastique en passant à la réalisation de courts-métrages cette fois-ci incarnés de vrais comédiens. Dans le clip Equal part Hope and Dread de BirdPen, on y retrouve un homme et une femme à l’apparence torturée dans un décor sombre digne des plus froides nuits d’hiver.

Sa poésie, il l’a mise aujourd’hui au coeur de ceux qui savent rêver : les enfants (cf: la cité des enfants perdus de Jean-Pierre Jeunet). C’est avec Victor Coutard qu’ils ont crée un livre à l’univers végétal et onirique. Vous pouvez le découvrir dès à présent à la librairie Petite Égypte. Si vous voulez continuer de vous évader, vous pouvez suivre son actualité par ici !

Aklil_Al_Molook, exhibition held in Mohsen Art Gallery – 2010 – Tehran – Iran

pooya abbasian

Pooya Abbasian

MeganePooya, l’artiste aux monstres majestueux

Un commentaire

  1. psyckoze

    La scène iranienne sous couvert d’embargo et de manque de liberté d’expression recéle beaucoup de richesses et particulièrement une variété d’artistes trop souvent méconnu, vous pouvez decouvrir aussi Esmaeil Bahrani qui comme Pooya et ses monstres majestueux refléte la force de cette culture et de ses états d’âmes…à decouvrir sans plus attendre…

      

Répondre à psyckoze

Cliquez ici pour annuler la réponse.