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The Perfect V

by Megane Leave a Comment

Empowerment : nouveau Féminisme ou Esclavagisme de l’apparence

Oyez Oyez gentes dames, demoiselles et messieurs (qui allez en profiter) ! J’ai l’honneur de vous présenter votre nouvel et indispensable accessoire Beauté : the perfect V. Conçu pour satisfaire vos besoins primaires, cet embellissant de minou va vous permettre de sublimer votre intimité avant un date tinder ou tout simplement pour une soirée pyjama entre filles. Plus qu’un énième produit de beauté, il s’agit d’un questionnement plus profond sur les entrailles de notre féminité. Quoi de mieux pour parler de ce sujet qu’un homme ? Frédéric Gourdin questionne l’empowerment , Mesdames, messieurs régalez-vous !

The perfect V, acronymie visuelle pour désigner notre Vagin est le nom d’une nouvelle marque cosmétique dédiée aux parties les plus secrètes. Celles que l’on est pas censé dévoiler sur la toile. On y retrouve des produits à l’allure de crème de jour, CC crèmes, exfoliant sans jamais voir l’effet réel sur ladite zone qu’ils doivent embellir. Les photos sont suggérées, dévoilant des filles toutes plus sexy les unes que les autres arborant le produit dans la main ou dans la culotte avec un sourire épanoui.

Kim Kardashian, sublime ambassadrice qui porte à merveille ce nouveau make-up, nous montre comment elle se le fait appliquer avec soin par son make-up artist nouvellement reconverti en Picasso pour vagin. Mieux qu’une esthéticienne, il saura rendre à votre pèche son aspect doux et délicat de ses 18 ans…

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A l’heure où montrer ses seins sur les réseaux devient un blasphème que les jaloux dénoncent avec ferveur, à l’heure où l’on rougit comme jamais auparavant en écoutant les nuits d’une demoiselle, voila que sort cette marque de cosmétique qui fait un tabac aux Etats-Unis… Où allons nous ? Ces produits ne sont pas forcement bon pour le corps : Eh oui, vous savez ces gels intimes que l’on nous vend comme essentiels pour nettoyer notre flore peuvent en perturber l’équilibre jusqu’à conduire à des infections. Rien ne vaut un petit coup de notre savon de Marseille et c’est tout ! Tout comme nos indispensables protections menstruelles qui sont faites de substances chimiques comme de l’aluminium ou même des pesticides (miam!). Pour en savoir plus rendez-vous ici.

Mais en plus de mettre à mal notre santé, ils poussent le bouchon encore plus loin en nous privant de liberté, c’est en tout cas le point de vu masculin de notre cher écrivain :

Mesdames, mesdemoiselles (et messieurs en tant que prescripteurs de consommation),

Comment réagiriez-vous si je vous disais que la femme occidentale n’était pas libre, qu’elle ne dispose même pas de son corps comme elle le souhaite ?

Si je vous disais que la femme a été mise en cage comme un vulgaire produit de consommation aseptisé par un élevage marketé sur la génération des milléniums en leur prétendant, par ce conditionnement, la liberté ?

Et si l’empowerment ( qui signifie acquisition de pouvoir) de la femme n’était qu’un coup marketing misogyne pour pousser la femme à s’affranchir de ses vêtements via l’excuse d’une meilleure acceptation de son corps afin de l’exposer davantage, à la limite de la pornographie, pour rincer l’oeil d’une société sexiste.

Sauf que cette fois ceux qui prônent ce message ne sont plus des hommes, mais des femmes afin d’être plus crédibles et d’avoir davantage de suiveuses. Les nouvelles évangélistes de masses sont Kim Kardashian, Nicky Minaj, Beyoncé, Miley Cyrus…

Les pubs des années 80-90 nous vendaient du gel douche, du fromage, des voitures, une assurance en mettant à tort et à travers des femmes nues jusqu’au jour où on a dit que ça suffisait. Vient alors un mouvement castrateur chez les pubars qui ne peuvent plus exposer la femme comme bon leur semble.
Pourtant un mouvement salvateur arrive des décennies plus tard via les réseaux sociaux afin de faire croire au sexe faible, qui avait pris de la force entre-temps, que la meilleure façon d’exposer leur côté femme forte était l’empowerment consistant à se dévêtir et à ne plus rien cacher.

Alors oui, la femme peut s’habiller comme elle le souhaite et personne n’a le droit de le lui interdire, mais quand on peut deviner son type d’épilation du maillot ou un bout de fil de la fameuse période du mois qui dépasse c’est peut-être indicateur qu’on est allé trop loin et que cette liberté flirt avec la vulgarité ou avec les tenues aguicheuses qu’on retrouvent sur les marcheuses de trottoirs.
Et si une femme ose dire que c’est vulgaire, on la traite de « salle prude qui ne s’assume pas» et si c’est un homme de « djihadiste misogyne ».

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Les femmes et surtout jeunes femmes et jeunes filles sont soumises par addiction aux réseaux sociaux via les challenges « #underboobs » « #holdACokeWithYourBoobs » « #thighgap » « #A4 waist challenge » « #kylie Jenner challenge » « #KimKay Challenge », le tout  créant de la dopamine pour les rendre plus accro aux likes obtenus par leur corps. En passant par Miley Cyrus, Nicky Minaj du matin au soir en son et images sur les chaines tv et radio les plus populaires etc. C’est une nouvelle société de femmes (et d’hommes) ayant subi un lavage de cerveaux quotidien afin de faire accepter une nouvelle « norme”. Ils la défendent avec ferveur et fanatisme scandant qu’il ne faut pas toucher à leurs « libertés » alors qu’ils sont tels des esclaves qui ne veulent pas qu’on les libère de leurs nouvelles chaines. Avant on voulait plaire à celui qui faisait battre notre coeur, aujourd’hui on veut plaire à la masse.

Et par-dessus ce mouvement, faussement libertaire, la société de consommation a développé son catalogue de services et produits pour montrer à la femme à quel point elle est incomplète, imparfaite et qu’elle a raté sa féminité si elle  n’a pas ça ou si elle n’a pas fait subir cela à son corps.

On pousse le sexe féminin à refaire ses seins, ses fesses, son vagin, à maquiller son corps et son visage prétendant que sans ses artifices tout ne serait que honte et défauts, à se dévoiler un maximum dans la vie quitte à se dévêtir en virtuel, scander qu’on est une « biatch » « salope » se traiter de « t’es trop une pute toi » entre copines un rire aux lèvres et malgré ça de vous faire croire que vous n’en faites pas assez.
Ou comment passer du « Less is more » au « more is not enough », de rendre l’optionnel obligatoire.

On a cloitré la femme dans le carcan de la beauté. La société d’avant enfermait la femme dans la cuisine et aujourd’hui on l’enferme dans des salons de beautés, allant de la coiffure à la chirurgie. On a créé de nouveaux besoins pour faire consommer par la culpabilisation : vous avez ce défaut (qui n’en est pas un) qui vous rend moins désirable auprès des autres ? Vous pouvez le corriger avec nos produits.

La femme en est même venue à renier son sexe et subit de en plus en plus de vaginoplastie afin d’être « parfaite » et « normalisée » jusque dans sa culotte  pour les plus jeune et pour les femmes ayant plus de 30 ans car elles n’ont plus le droit de vieillir non seulement sur le traits de visage mais aussi dans leur intimité.

Oui, le marketing de l’empowerment est allé fouiller jusque dans votre petite culotte.

Et là vous allez me répondre que j’exagère ou que je suis un illuminé parlant de complot illuminati pour asservir la femme, mais posez-vous la question, fait-on les choses parce qu’on l’a décidé ou parce qu’une société consumérisme pseudo féministe nous a indiqué par des messages subliminaux ou en pleine face de le faire, et que si vous ne le faites pas vous êtes une prude qui n’assume pas sa féminité !

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D’ailleurs qui sont les représentantes féminines d’aujourd’hui ? Kim Kardashian s’étant fait connaître via une sextape et qui aujourd’hui n’est pas adulée pour ce qu’elle dit, mais pour son corps, ses courbes totalement retapées et retouchées et de même pour le reste de ses sœurs qui ont dénaturé leur visage pour les rendre plus poupées et le tout est surmédiatisé pour pousser les femmes à faire pareil étant donné que cela rapporte des millions à l’économie de chirurgie, cosmétique et fait enfler les caisses d’Instagram étant donné qu’on sur-expose les résultats. On en est d’ailleurs venu à arrêter de s’exprimer verbalement, mais physiquement.

Soyez belle et indépendante, soyez dépendante d’être belle, le tout labélisé « d’empowerment » alors que cette liberté de choix a rendu esclave de force.

Et le pire dans tout cela c’est que ce mouvement a conçu une génération dans le déni qui refuse de voir qu’on la manipule et dont le seul argument est de nous traiter de « jaloux » et de « rageux » quand on le leur signale.
On a offert une plateforme à tout individu pour s’exprimer, l’ennui c’est que l’idiocratie réside sur un trône.

Nous sommes devenus une génération d’êtres préférant être beau plutôt que bon, alors que les défauts chez une personne, c’est comme les pépites de chocolat sur un cookie, c’est meilleur avec.

« When I was Young I asked my mother Will I be PRETTY, will I be rich ? Que Sera sera »

Frédéric Gourdin – en collaboration avec Mégane Lemiel

MeganeThe Perfect V

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